Eléonore : Les étapes de mon départ en SVE

Les chiffres de mon départ

Après avoir réalisé un CV et une lettre de motivation en anglais, j’ai pu envoyer ma candidature à différentes organisations dont les projets m’intéressaient. Mes recherches pour trouver un SVE m’ont conduite à lire les projets d’une grande majorité des pays qui en proposent. Finalement j’ai envoyé ma candidature dans treize pays différents tels que les Pays-Bas, la Biélorussie, la Norvège, la Suède, le Danemark, la Roumanie, la Bulgarie, la Finlande, la Pologne, la Slovénie, la Turquie, l’Islande et l’Ukraine, ce qui se résume en tout et pour tout à une quarantaine de candidatures envoyées.

Cependant, il n’est pas toujours évident de trouver un SVE. Il y a beaucoup de demandes pour peu de postes en réalité. Pour un projet qui se faisait en Slovénie où j’ai postulé, nous étions deux cent quatre-vingt trois à être candidats pour trois postes disponibles. Ce qui montre que même si en France le SVE reste encore peu connu, il l’est beaucoup plus dans d’autres pays d’Europe.

Mais au final, grâce à ce grand nombre de demandes, j’ai eu la chance de recevoir deux réponses positives ce qui m’a donné le choix d’abord du projet et ensuite par la même occasion du pays.

La persévérance et la patience

Les deux choses indispensables pour réussir dans cette entreprise, sont sans nul doute la persévérance et la patience. La persévérance, car il n’est pas toujours facile d’attendre une réponse alors qu’on envoie beaucoup de candidatures. Il est vrai que comme dans une recherche d’emploi ou de stage, les organisations qui accueillent des SVE ne répondent pas toujours quand la réponse est négative. Il ne faut pas se décourager et rester actif, continuer d’envoyer de nouvelles candidatures à de nouveaux organismes.

Une fois que votre persévérance a payé, avec une réponse positive d’un organisme, il vous faut encore de la patience. Car même si la structure d’accueil, la structure d’envoi et vous même êtes d’accord pour la réalisation du SVE, il reste à obtenir l’accord de l’Europe. Le processus d’évaluation est long. Pour mon projet, il a fallu une attente d’environ trois mois pour recevoir la réponse.

C’est même, je crois cette dernière partie qui n’est pas évidente, dans la mesure où l’on se bat pendant plusieurs mois pour avoir une réponse positive d’un organisme pour au final encore attendre. Cette attente nous semble longue car il n’y a rien à faire et de plus il n’y a pas forcément de date fixée pour avoir la réponse. Il faut attendre sans savoir la durée exacte. Ce qui peut paraître certains jours difficile car si la réponse est négative, il faudra de nouveau tout recommencer.

Il faut être déterminé pour partir, ce n’est pas un projet à mener à la légère, si on veut qu’il réussisse. Mais ce n’est pas insurmontable, la ville de Nevers a envoyé des personnes avant moi, et il y en aura aussi après. Pour certaines personnes le départ est plus simple et pour d’autres plus compliqué.

Mais comme le dit la morale de la fable, le Lièvre et la Tortue de La Fontaine, qui gagne à la fin…

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