Un volontariat juste après mon bac, pourquoi pas?

Terminer l’école secondaire est un moment important pour chaque personne. Après le lycée, chacun doit réfléchir à son avenir, et choisir ce qui est le meilleur pour lui. Bien sûr, tous les jeunes ne réagissent pas de la même manière. Certains d’entre eux décident d’aller à l’université, tout simplement parce qu’ils ont une idée claire de ce qu’ils veulent faire. Pour d’autres, aller à l’université semble tout simplement être la chose naturelle à faire, et qui doit être fait tout de suite après la fin du lycée. Bien sûr, il y a des jeunes qui décident de ne pas poursuivre leurs études et ils commencent à travailler. Mais il y a une autre catégorie, celle formée par les jeunes qui décident d’aller dans un projet SVE. Imaginez, aller à l’étranger pour une année, entrer en contact avec des gens qui parlent une langue différente de la vôtre, découvrir une autre culture, les voyages: c’est un choix raisonnable, n’est-ce pas ?

La question c’est « pourquoi ne pas faire un volontariat juste après le bac », parce que, à mon avis, il n’y a aucune raison pour ne pas aller dans un projet SVE après le bac.

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En Roumanie, une personne qui a juste fini le lycée, normalement, elle ne possède pas beaucoup d’options: elle peut soit aller travailler soit aller à l’université. Je crois que c’est déjà une différence selon le pays, parce que je sais maintenant que faire un volontariat juste après le bac c’est une pratique assez courante en Allemagne. Je pense que les jeunes Roumains ils sont très réservés quand il vient de quitter la Roumanie pour une certaine période de temps. Il y a également un manque d’informations. J’ai trouvé le SVE dans un échange de jeunes auquel j’ai participé, sinon, je n’avais jamais entendu parler de la possibilité d’aller vivre dans un autre pays pour un an, sans frais de votre part.

Autant que je suis concerné, le rôle de l’université a représenté un point de doute pour moi. En Roumanie il y a une méga inflation de comptables, de journalistes, et de «gestionnaires des ressources humaines ». Parce que le nombre de personnes qui sont spécialisées dans un certain domaine a dépassé le nombre de places de travail dans ce domaine, nous arrivons au chômage (bien sûr, il y a d’autres raisons aussi). Mais, de toute façon, l’université demandait de l’argent et du temps. Moi, par exemple, j’aime lire la philosophie, et je pourrais aller étudier la philosophie, mais la valeur pratique de ce domaine d’étude est incroyablement basse sur le marché du travail. Je ne dis pas qu’aller à l’université n’est pas une expérience enrichissante, mais avant d’aller dépenser de l’argent et du temps à l’université, je voulais m’assurer de faire le choix de la bonne filière. Je voudrais apprendre à utiliser les connaissances que j’ai acquises grâce à trois années des études dans une manière pratique. Et voilà, c’est l’aspect entièrement pratique que j’ai considéré avant d’aller à un projet SVE. Après ça, j’ai commencé à prendre en considération tous les autres aspects. J’allais passer un an dans un environnement complètement nouveau. Puisque j’ai déjà appris français à l’école, mon point d’orientation était la France.

Je crois que chaque personne qui a vécu l’acte de partir dans un projet SVE peut faire une description de cette expérience, plus ou moins personnelle. Pour moi, bien que mon projet ne soit pas fini, le volontariat est déjà une expérience qui a un grand impact sur ma vie, et cela par la multitude de possibilités que le contact et l’adaptation à une culture différente peuvent apporter. Je rencontre des gens avec qui je suis sûr que je vais rester en contact, à essayer d’apprendre une nouvelle langue, ce qui s’est avéré être un véritable défi. J’ai appris à faire des choses différentes et je suis arrivé à voir la vie quotidienne d’une façon différente. Je sais, maintenant, ce que j’attends de mon futur. Ce qu’il faut bien savoir c’est que qu’on ne peut faire un SVE qu’une seule fois dans sa vie. Après le lycée, alors que presque personne ne sait ce qu’il voudrait faire plus tard, peut être le bon moment. Le SVE peut offrir de réelles opportunités, de toutes sortes. Généralement, les humains aiment bouger, partager quelque chose de nouveau, et vivre de nouvelles expériences. Le SVE est un peu plus qu’un simple voyage à un certain endroit. Les questions que l’on doit se-poser ne sont pas «Dois-je faire un SVE »? mais «quand et où je vais le faire »?

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