«Quittez le monde et vous voici en Australie»: étudier à Sydney et découvrir le bout du monde.

C’est dans le cadre de mes études que je suis partie à Sydney, mais incontestablement, les points forts de cette aventure dépassent le seul domaine académique et me laissent d’impérissables souvenirs.

J’ai ainsi étudié la physique, les sciences du climat et de l’environnement et les sciences sociales dans une université australienne, ce qui m’a permis de découvrir ce système universitaire et de rencontrer des étudiants australiens et internationaux.

Outre des méthodes d’apprentissages et des attitudes scolaires différentes, j’ai aussi découvert un nouveau pays et ses habitants, humains comme marsupiaux et arachnides. Plus qu’un climat, des paysages, une langue ou un cadre de vie clairement différents, j’ai aussi été confrontée à des façons d’agir et de penser, à des références politiques, culturelles ou sociales, différentes, éloignées de notre monde européo-centré, et parfois surprenantes. Expérimenter cette différence, mais aussi retrouver des similitudes, avec l’Australie ou ailleurs en échangeant avec d’autres étudiants internationaux a été particulièrement enrichissant, le tout donnant un peu à réfléchir sur ses différences et son identité, et pas uniquement pour dénoncer une énième fois l’absurdité des spécificités françaises (bien que j’aie pu en effet les constater, les déplorer ou les défendre). Surtout, et j’ai beaucoup apprécié cela, rencontrer, aussi loin, des jeunes de tous horizons, m’a fait réaliser à quel point il existe une culture, tradition et pensée européenne : bien que très différents, c’est encore des européens dont ma culture, ma façon de penser et d’agir est la plus proche, ce qui m’a permis de réaliser combien nous avons à partager.

Si mes horizons de pensée se trouvent ainsi élargis, le fait de partir un an, seule, en terre et compagnie auparavant inconnues, est incontestablement une expérience enrichissante : j’ai appris à prendre seule d’importantes décisions, à porter un regard neuf sur les choses, à essayer me détacher de mes préconceptions et donc de mes repères, j’ai aussi été confrontée à des regards neufs et extérieurs sur moi et ma culture, j’ai appris à m’adapter et à mieux connaître mes réactions, j’ai appris à me laisser surprendre, et j’ai aussi, entre autres, appris la recette du pavlova, fameux gâteau australien ! En fait, partir à l’inconnu, avoir tout à découvrir, lier de nouvelles amitiés et créer de nouvelles habitudes n’est pas évident, mais passer par ces différentes étapes conduit indéniablement à un enrichissement personnel important.

Surtout, cette année, pleine de bons moments et de découvertes, à Sydney, en Australie, ou lors de mes différents voyages, me laisse de très beaux souvenirs : passer ses examens en short, dormir dans le désert à la belle étoile, nager avec une tortue de mer, des soirées crêpes, conduire à gauche, faire ses devoirs sur la plage ou randonner en surplombant des plages immenses et désertes !

Si l’eldorado australien n’est qu’un mythe, je suis convaincue qu’envisager une année à l’étranger comme l’ « année de sa vie » est un mythe encore plus faux. Cependant, et je suis encore plus convaincue, par bien des chemins, souvent insoupçonnés, une telle expérience, tout comme l’Australie, réserve de formidables aventures à chacun !

Anne Georgelin

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