Est-ce qu’il y a une vie après le SVE?

Alors, c’est très simple: la vie est plutôt belle. La vie de volontaire est magnifique. La vie de volontaire à la mairie de Nevers est, peut-être, la meilleure vie que quelqu’un puisse jamais avoir.

Moi, j’ai eu la chance de passer 365 jours mois en tant que volontaire à la mairie de Nevers. Faire un résumé de cette expérience n’est pas possible, j’en suis désolé. J’aurais besoin de 365 jours pour pouvoir tout raconter. Par contre, apparemment, toutes les choses agréables ont une fin. C’est difficile à dire pourquoi, franchement, mais à mon avis nous aurions pu avoir un système peut être mieux. Mais bon, nous allons ignorer cela pour le moment car il y a une autre chose sur laquelle nous devons nous ne concentrer :

En sachant que j’ai vécu une expérience d’une telle magnitude, comment est-ce que j’ai géré le fait que, apparemment, mon SVE aurait fini le 31 août 2016?

De nouveau, c’est très simple. J’ai commencé mon SVE le 1er septembre 2015. J’ai eu besoin d’environ deux mois pour bien m’habituer et de presque quarte mois pour commencer à parler un peu la langue française. Jusqu’ici tout ça a été bien mais pas trop.

Très vite, voilà, presque la moitié de mon SVE est passée. Mais, un jour de janvier, je me suis rendu compte que – attend! – je parle le français. Oui !!! Je pourrais enfin avoir une conversation presque normale ! C’est là que tout a commence: jour après jour les progrès étaient de plus en plus visibles, jour après jours les relations avec les personnes autour de mois devenaient de plus en plus fortes. Chaque jour j’atteignais un autre apogée sur tous les plans. Rien n’aurait pu être mieux. J’avais des habitudes que je me suis crées et que j’adorais. Cela à partir de mon activité dans les écoles jusqu’aux les entraînements de foot que je suivais deux fois par semaine.

Quelques mois plus tard, de nulle part, les écoles se sont fermées.

« Attends, je me suis dit, les écoles ne peuvent pas fermer ! Mon projet SVE a un lien fort avec l’activité dans les écoles, qu’est-ce qui se passe ? » Encore une semaine et les entraînements de foot se sont arrêtes aussi. Evidemment, il y avait quelque chose d’inexplicable qui se passait.

Pour trouver une réponse, je suis allé pour parler avec ma tutrice. La réponse m’a choqué:
« Merci, Daniel, pour avoir mentionné cela. En effet, tu dois vraiment commencer à penser a ton futur après le SVE. »

Après avoir entendu cela, mon SVE (et ma vie) se sont déroulés en cinq étapes:

  1. Le refus – Comment ça, je devais préparer mon retour ? Qu’est-ce que c’était avec cette idée? Je n’avais jamais entendu quelqu’un dire une telle absurdité. J’étais volontaire à la mairie de Nevers, évidemment il y avait une grande, grande erreur de part de quelqu’un concernant cela. C’était normal pour moi, donc de rester un volontaire à la mairie de Nevers.
  2. La colère – Attendez, tout le monde était sérieux ?! Je devais quitter Nevers ?! Pourquoi ?! Comment ça?! Qui avait amené cette idée ?! Bon, j’étais sûr que quelqu’un de l’Union Européenne ne faisait pas très bien son travail!
  3. La négociation – Pfff… si j’avais juste signé un contrat de volontaire à Nevers pour la reste de ma vie… Peut-être je pourrais changer mon nom et devenir de nouveau volontaire? Et cette fois je pourrais signer le contrat pour la vie entière! Je devais impérativement parler de cela avec ma tutrice sur cela!
  4. La dépression – Oui, j’adore le vin et le fromage, mais pourquoi m’embêter avec quoi que ce soit ? J’allais de toute façon terminer mon SVE dans plus d’un mois donc c’était inutile de manger, me réveiller le matin, respirer…
  5. L’acceptation – Bon, j’avais encore quelques semaines donc je pouvais quand même envisager les différentes options.

Sans la moindre exagération, la fin de mon SVE s’est passée exactement comme je viens de vous dire. Le fait de vivre la plus intense et enrichissante expérience de sa vie présente aussi des inconvénients (qui l’aurait cru ?!). Heureusement, les désavantages ne m’ont apporté que du positif.

Pendant plusieurs mois j’avais vécu avec l’impression qu’aucune vie ne pourrait m’apporter plus que ma vie comme volontaire. Je trouve maintenant que j’avais raison: mais seulement d’une côté! Grâce à mon SVE (qui comprend tout ce que j’ai connu pendant douze mois) j’ai quitté le petit village où je suis né pour vivre et travailler maintenant dans la capitale de la Roumanie. C’est une autre nouvelle expérience qui me donne beaucoup d’opportunités et des choses à apprécier.

Sûrement, chaque volontaire va se poser la question s’il y a vraiment une vie après le SVE. Mon cas a été très heureux, car mon SVE m’a donné l’opportunité de me construire une autre vie, exactement comme je la voulais.

Ce qui est sûr pour chacun c’est que rien ne sera plus jamais pareil.

P.S: Par contre, faites attention, ça peut être compliqué!

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